Gène de résistance

Un gène de résistance est une portion d'ADN codant une substance donnant la possibilité la survie d'un organisme face à une attaque biotique ou abiotique.



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  • Un autre problème vient du fait que, dès qu'un gène de résistance est apparu, il circule. "Les bactéries sont capables, dans certaines conditions, ... (source : ec.europa)

Un gène de résistance est une portion d'ADN codant une substance donnant la possibilité la survie d'un organisme face à une attaque biotique ou abiotique. Un gène de résistance peut permettre la survie dans un milieu comportant une molécule toxique, un dispositif de défense face à un pathogène ou un prédateur.

Définition

Un gène de résistance sert à désigner généralement un gène qui sert à survivre face à une condition donnée. Deux grandes catégories de gènes entrent dans cette définition, les gènes de résistance au sens propre et les gènes conférant une résistance dans une condition donnée. La première catégorie regroupe entre autres les gènes de résistance aux antibiotiques, les gènes-R de plantes ( (en) R-Gene) ou les gènes des dispositifs immunitaires généralement. La seconde catégorie regroupe les gènes dont l'objectif intrinsèque n'est pas d'apporter une défense contre une attaque, mais qui par une mutation ou dans certaines conditions peuvent conférer cette caractéristique. Par exemple le gène de l'hémoglobine muté tel qu'il est rencontré dans la drépanocytose, ou anémie faliciforme, ou encore dans les thalassémies, qui confère une certaine résistance à la malaria. Dans ce cas, le gène de résistance est une protéine naturelle, l'hémoglobine, qui a subie une mutation. Il est observé une incidence plus grande de personnes ayant des thalassémies dans les pays où la malaria est endémique.

Les gènes de résistance aux antibiotiques

La pénicilline, ou tout autre antibiotique possédant un noyau lactame, empêche la multiplication des bactéries en intèrfèrant avec la synthèse du peptidoglycane, un composant essentiel de la membrane externe des bactéries Gram positives. Dans cet exemple, la molécule toxique est la pénicilline. Une possibilité d'échappement développé par les bactéries est la synthèse d'une protéine qui va dégrader la pénicilline. Cette protéine se nomme la β-lactamase. La pénicilline dégradée, la bactérie peut se développer. Le gène qui code la protéine de résistance est nommé gène de résistance.

transmission du gène de résistance

Généralement, les gènes de résistance bactériens ne sont pas codés par le génome de la bactérie, mais par une portion d'ADN extra génomique : le plasmide. Ce plasmide peut être transmis d'une bactérie à l'autre par le phénomène de Conjugaison bactérienne. C'est une forme primitive d'échange de matériel génétique. Dans ce type d'échange, il existe une bactérie donneuse et et une bactérie acceptrice. On parle quelquefois du sexe des bactérie dans ce cas. Le phénomène de conjugaison possède une importance clinique énorme dans la naissance de germes multi-résistants. Un organisme multi-résistant possède plusieurs gènes de résistance aux antibiotiques

Utilisation en recherche

Dans plusieurs scénarios de recherche biologique, il est peut être intéressant de ne permettre la survie que de certains organismes. L'ajout dans le milieu de culture d'un agent toxique, un antibiotique par exemple, sert à tuer l'ensemble des organisme n'ayant pas le gène de résistance. Le gène de résistance peut être introduit dans un plasmide codant une protéine qu'on cherche à exprimer. Le plasmide contient donc : un gène codant la protéine d'intérêt ainsi qu'un gène de résistance à un antibiotique. Après une étape de transformation des bactéries compétentes, autrement dit àprès l'introduction dans le cytoplasme de la cellule du plasmide, on fait croitre les bactéries dans un milieu contenant un antibiotique. Seules les bactéries qui auront intégré le plasmide possèderont le gène de résistance et pourront pousser. Comme sur le même plasmide est codée la protéine d'intérêt, on est certain que les bactéries qui vont pousser vont aussi contenir ce gène. Le gène de résistance est utilisé comme outil donnant la possibilité une sélection (au sens darwinien) des bactéries d'intérêt.

Voir aussi

Liens et documents externes

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