Génotype

Le génotype est la totalité ou une partie donnée de la composition génétique d'un individu. Le génotype d'un individu est par conséquent la composition allélique de l'ensemble des gènes d'un individu.



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Génétique - Information génétique

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Définitions :

  • Ensemble du matériel génétique d'une cellule ou d'un organisme. Ce terme sert à désigner aussi la totalité des allèles d'un... (source : er.uqam)
  • Patrimoine génétique d'un individu : ensemble des caractéristiques visibles et des caractéristiques non-visibles. (source : callopsitte.free)
  • Combinaison d'allèles que possède un individu pour un gène ou un microsatellite donné. Par soit un gène A existant sous plusieurs formes alléliques A1, A2, A3....... (source : ac-versailles)
Une molécule d'ADN : les deux brins sont composés de nucléotides, dont la séquence forme l'information génétique.

Le génotype est la totalité ou une partie donnée de la composition génétique (information génétique) d'un individu[1]. Le génotype d'un individu est par conséquent la composition allélique de l'ensemble des gènes d'un individu. La définition de génotype sert aussi quand on considère la composition allélique d'un individu pour un nombre restreint de gènes d'intérêt. A titre d'exemple, s'il existe deux formes du gène X : l'allèle Xa et l'allèle Xb, alors le génotype d'un individu pour le gène X peut être soit homozygote (Xa/Xa ou Xb/Xb), soit hétérozygote (Xa/Xb). L'homme possède deux copies de chaque gène, par conséquent potentiellement, 2 allèles différents au maximum.

Définition

Le génotype est l'information portée par le génome d'un organisme, contenu dans chaque cellule sous forme d'acide désoxyribonucléique (ADN). Porté par les chromosomes, il est situé à l'intérieur du noyau chez les eucaryotes et dans le cytoplasme chez les procaryotes. Dans la molécule d'ADN, c'est la séquence des nucléotides qui forme l'information génétique.

Chez l'homme, on estime que le nombre de gène est compris entre 25 000 et 30 000. Il existe pour une majorité de ces gènes plusieurs allèles dans la population. S'il existe 3 génotypes différents envisageables pour un gène existant sous 2 formes alléliques, il est facile d'imaginer le nombre faramineux de génotypes envisageables pour un individu. C'est pour cela qu'on dit que nous sommes tous différents : il est hautement improbable que 2 individus aient, au hasard, hérité des mêmes allèles pour tous leurs gènes. L'exception sont les vrais jumeaux, issus de la même cellule œuf (zygote), et par conséquent de même composition allélique.

Relations génotype/phénotype

Génotype et phénotype sont des termes découverts par Bateson au début du XXe siècle. C'est le même Bateson qui proposa en 1905 le terme «génétique» pour désigner la science de l'hérédité et de la variation.

Le génotype détermine les caractères d'un individu, constituant le phénotype, et se transmet des parents à leurs descendants.

Le phénotype est la totalité des caractères observables d'un individu, à l'ensemble des échelles : macroscopique (la couleur des yeux), cellulaire (la concentration sanguine en hématies) et moléculaire (l'activité d'une enzyme). L'expression du génotype produit (en partie) le phénotype. C'est à dire, la composition allélique de chaque individu pour chaque gène va produire un phénotype spécifique à chaque fois. A titre d'exemple, la couleur de la peau peut fluctuer suivant la composition allélique des individus pour les gènes impliqués dans la voie de biosynthèse de la mélanine (échelle moléculaire), le pigment qui colore la peau (échelle macroscopique). Les noirs possèdent des allèles codant des enzymes particulièrement actives pour la production de la mélanine, contrairement aux blancs. Le génotype n'est néenmoins pas seul responsable du phénotype : l'environnement y tient aussi une part non-négligeable. Cette observation triviale peut être illustrée ainsi : À génotype égal (vrais jumeaux) si un enfant passe ses journées au soleil, en plein été par exemple, il bronzera (produira plus de mélanine), tandis que son jumeau, qui préfère jouer à l'ombre, restera blanc. Le phénotype (couleur de la peau) sera par conséquent différent à génotype égal.

La relation génotype-phénotype, malgré son apparente simplicité et l'extraordinaire essor qui en a résulté pour la science génétique, demeure un problème central de la biologie contemporaine. En effet, connaître le phénotype total (c'est-à-dire la totalité des phénotypes ou «phénome») d'un individu demanderait de l'observer avec l'ensemble des outils d'analyse envisageables et dans l'ensemble des circonstances et environnements externes et internes envisageables. Outre cette difficulté pratique de définir exhaustivement la relation génotype-phénotype il en est une autre plus principale : les 25000 (environ) gènes humains ne suffisent sans doute pas aux innombrables caractères phénotypiques d'un individu humain et c'est pourquoi le génotype produit uniquement en partie le phénotype. L'autre partie peut résider en dehors des "gènes" classiques, par exemple dans des régions intergéniques exprimant des ARNs (petits ARN non codants ou ARNnc ARN non-codant) ou, alternativement, ne pas être génétique (non inscrite dans l'ADN) mais épigénétique (par exemple dépendante de l'état de la chromatine[1]).

Waddington qui mit le terme épigénétique à l'honneur disait de manière visionnaire dès 1939 : «the appearance of a particular organ [is] the product of the genotype and the epigenotype, reacting with the external environment»[2].

Génotype et hérédité

Chaque individu fertile produit dans ses gonades des gamètes mâles ou femelles qui, en fusionnant, produisent un zygote/une cellule œuf, voué à donner un nouvel individu. La production de chaque gamète passe par 2 divisions cellulaires successives originales, regroupées sous le nom de méiose. Lors de cette méiose, chaque parent diminué la quantité d'information génétique qu'il va donner à chaque gamète : on passe d'une cellule diploïde (2 copies de chaque gène, par conséquent potentiellement 2 allèles différents) à des cellules haploïdes (une seule copie de chaque gène, par conséquent un seul allèle). Un gamète ne contient par conséquent qu'une copie de chaque gène de l'individu parent. Un parent transmet par conséquent tous ses gènes, mais pas tous ses allèles (uniquement 1 sur 2 dans le cas d'un gène hétérozygote). Lors de la formation de la cellule œuf par fusion du gamète mâle et du gamète femelle, on restaure une cellule diploïde, avec deux copies de chaque gènes, mais à la composition allélique remaniée, qui n'est ni celle du père, ni celle de la mère, mais un mélange des deux. A titre d'exemple, si pour le gène X le père était homozygote Xa/Xa, et la mère homozygote Xb/Xb, alors l'enfant sera hétérozygote Xa/Xb, car chaque parent aura donné une version (un allèle) du gène X. Le génotype d'un enfant est par conséquent le résultat du mélange d'une partie du génotype du père et de la mère.

Génotype et mutations

L'existence de plusieurs allèles d'un même gène est le fruit de mutations. Un gène code un produit (ARN ou protéine) qui a une fonction dans l'organisme. La séquence de ce gène n'est pas contrainte pour l'ensemble des bases qui la composent, aussi certaines mutations dites "silencieuses" peuvent survenir sans provoquer d'altérations du fonctionnement du produit de ce gène. L'allèle ainsi créé (il est bien différent de l'allèle duquel il dérive, c'est par conséquent un nouvel allèle) se propage dans la population par un mécanisme appelé dérive génétique. Quelquefois cette mutation rend le produit du gène plus efficace, ce qui confère un avantage sélectif à l'organisme qui porte cet allèle. S'il est avantagé comparé aux autres membres de la population, il aura tendance à survivre plus longtemps, et par conséquent à transmettre plus ses gènes : il y a par conséquent sélection positive de cet allèle, et il se propage dans la population plus rapidement que par dérive génétique. Et en dernier lieu, cette mutation peut être délétère pour le fonctionnement du produit du gène, et est le plus souvent contre-choisie si son effet s'exprime, et nuit à l'organisme. Par contre, si cette mutation inactive l'allèle, le second allèle fonctionnel peut suffire à conserver un phénotype normal. Cette mutation est nommée récessive, car elle n'a pas d'incidence sur le phénotype à l'état hétérozygote. Elle peut par conséquent se propager par dérive génétique. Cependant, lorsque deux individus porteurs de cet allèle délétère se reproduisent, ils peuvent l'ensemble des deux donner l'allèle muté (1 chance sur 4), ce qui provoquera un phénotype malade chez l'enfant.

Génotype et maladies

Fréquemment, pour la caractérisation d'une maladie, on recherche quelle part y prend l'environnement, et la génétique. Certaines maladies sont seulement liées à l'environnement (varicelle), et d'autres entièrement au génotype (maladie de Huntington). D'autres maladies sont dépendantes des deux composantes à des degrés divers (récemment il a été découvert une cause génétique à l'autisme). Il existe plusieurs méthodes pour déterminer si une maladie est d'origine génétique : on étudie des pedigres, pour essayer de mettre en évidence une agrégation familiale de la maladie, signe de la transmission de l'allèle morbide au sein de la famille. Si la fréquence d'apparition de la maladie est plus élevé dans la famille que dans la population générale, ceci traduit une cause génétique. Quand on soupçonne fortement la maladie d'avoir une origine génétique, on essaye de localiser le gène responsable (étude de liaison avec des marqueurs génétiques : microsatellites ou SNP). Une fois le gène isolé et caractérisé, on peut étudier l'allèle délétère. La détection du génotype d'un individu, lors d'un diagnostic prénatal par exemple, permet d'estimer la probabilité qu'un individu développe une maladie, et de mettre en place précocement un traitement approprié.

Botanique

Chez les plantes, qui ne disposent pas de dispositif immunitaire à base d'anticorps comme les humains, plusieurs génotypes différents peuvent «cohabiter» sans problème pour former un même individu. C'est pourquoi on peut greffer des plantes sans souci, tandis qu'une lutte médicamenteuse continue est impérative pour assurer le maintien d'une greffe humaine et empêcher le rejet.

Ainsi, chez les plantes, il est courant que des mutations de bourgeons ou des infections virales modifient une partie du patrimoine génétique. Ce phénomène a été et est toujours à l'origine de sélection de cultivars particulièrement intéressants : poire Williams rouge par exemple ou espèces panachées (fréquemment d'origine virale).

Le génotype est rédigé en un langage universel

Lors de la transgénèse, l'organisme receveur est capable d'exploiter l'information génétique détenue par le transgène (gène transféré). En effet, cet organisme va exprimer le caractère contrôlé par ce transgène : l'information génétique est inscrite dans l'ADN de ce transgène selon un mode universel.

Notes

  1. Johannsen, 1909
  2. Waddington CH. Introduction to Modern Genetics. London : Allen and Unwin 1939

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Liens Externes

TPE (Travail Personnel Encadré) lycéen sur les manipulations génétiques et la modification du génotype (biolistique, electroporation, micro-injection... ).

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 17/09/2009.
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